Zaouïa édifice religieux
Dans un
premier temps, ce terme désigne un emplacement ou un local réservé à
l'intérieur d'une structure plus vaste où les soufis(mistique) pouvaient se retirer comme le laisse
entendre le sens de la racine du mot arabe (angle ou recoin). Le mot vient
également du mot arabe inzawa qui veut dire « se
retirer », ce qui donne au lieu sa charge sémantique de lieu de retraite.
Par la suite, le mot désigne un complexe religieux comportant une mosque, des salles réservées à l'étude et à
la méditation ainsi qu'une auberge pour y recevoir
les indigents. On y effectue les pratiques spirituelles et on y enterre les saints fondateurs des confréries soufies.
La communauté soufie ( [rābita]) se regroupe dans un (ribat) parfois fortifié. Au Maghreb, ces communautés se sont développées dans le cadre urbain sous la forme des zaouïas. Les membres de ces confréries se font parfois appelermarabouts ( [murābit]).
Histoire
Au Maghreb, au sens historique,
une zaouïa fut plus qu'une simple confrérie recrutant des adeptes. Les zaouïas,
qui connurent au Maghreb une naissance et une propagation avec des adaptations
de culte populaire entre le xie et
lexiiie siècle,
vont se faire, pour la plupart d'entre elles, promotrices de la vie sociale.
Surtout dans les espaces ou la pensée régionaliste est forte, c'est-à-dire,
sensiblement en Algérie et Tunisie et fortement
au Maroc.
Au Maroc, tout comme en Algérie et Tunisie, les zaouïas vont commencer à préparer, façonner la société marocaine. Déjà, vers la fin de l'ère almohade, au moment où le Maroc passait une phase de dislocation féodale, où l'idée du chérifisme montait en force dans les villes ayant un prestige par son enseignement religieux (tel que Fès, Marrakech, etc.).
Où le particularisme religieux fut fortement imprégné du malékisme mélangé à un passé kharijito-chiite révolu, les zaouïas donneront leurs définitions dans leurs buts et leurs champs d'action. Par ce particularisme, les zaouïas redéfinissent un islam aux besoins populaires. On observe, le même phénomène dans tout le Maghreb, d'autant plus que plusieurs zaouïas sont trans-maghrébines (exemple: Qadiriya, Chadhiliyya...)
Ainsi, on assiste aux cultes des saints, aux fêtes liées à un événement relatif au bonheur populaire, prenons l'exemple dumoussem. Les zaouïas vont représenter au Maghreb et plus précisément au Maroc, une force propre aux volontés populaires. Ce seront eux qui canaliseront le combat, le jihad populaire au xvie siècle, lorsque les Espagnols et les Portugais prendront des places côtières (Badis, Azemmour, etc.), ce seront eux qui vont faire barrière forte, pour garder la mainmise sur le pays, lorsque le sultan alaouite, Moulay Slimane, tenta d'implanter le wahhabisme dans les années 1790.
Mais le désavantage principal de cette attitude réside dans le fait que les zaouïas doivent trouver une certaine crédibilité via le chérifisme et donc se procurer une ascendance noble. Et par conséquent elle représentait, en plus d'une force populaire, un obstacle à tout contact avec l'extérieur, pensons à la période où le Maroc fut isolé de la scène internationale entre les années 1750 - 1850.
Pendant la colonisation française de l'Algérie, la plupart des résistances sont portées par les confréries religieuses (Révolte des Mokrani 1871). Par la suite, l'autorité coloniale a annexé les biens habous au domaine public privant ainsi les zaouïas d'auto-financement. Aussi, les marabouts ont été instrumentalisés pour servir la politique coloniale. Et paradoxalement, en retrouve les Oulémas qui demandent l'application de la lois de 1901 portant sur la laïcité en France afin de dénoncé cette instrumentalisation. Ces mêmes oulémas combattront aussi, dans une volonté réformiste, les pratiques jugées archaïques et incompatibles avec l'islam.
La colonisation française et anglaise a quelque peu abîmé certaines zaouïas et influencé d'une manière profonde la continuation de rites et cérémonies. En Algérie, des phénomènes tels que la conquête française, les soulèvements d'Algériens contre l'occupant, la guerre d'indépendance et ensuite la guerre civile des années 1990 ont énormément éprouvé ces rites.
Actuellement, les zaouïas n'ont plus qu'un rôle essentiellement folklorique, dans différentes occasions, fêtes, mariages, etc. Cependant on retrouve toujours ici et là le culte des saints.
Organisation
des confréries au sein des zaouïas
Cheikh
Au sommet de la hiérarchie est placé le cheikh,
directeur spirituel et temporel de l'ordre, homme omnipotent et omniscient, il
est considéré comme le dépositaire de la Connaissance (ma'rifat) du Dieu
clément et miséricordieux, tout comme sa personne véhicule le flux bénéfique de
la sainteté (la baraka); ceci en fait tout
naturellement, en tant "qu'héritier des Prophètes", une
"porte" permettant d'accéder au Divin. C'est l'homme qui aurait une
connaissance parfaite de la loi divine, qui serait arrivé au degré de
perfection dans l'art de connaître les infirmités et les maux dont les âmes
sont affligées, les remèdes propres à les guider dans la voie de Dieu. C'est un
véritable pontife, héritier ou fondateur de l'enseignement spécial à la tariqa, le seul qui en
possèderait tous les secrets, qu'Allah aurait honoré de tous les titres divins (ouali, soufi, kotob, ghout, etc.). Personnage magnanime,
austère, synthétisant toutes les vertus, toutes les sciences, ayant,
soi-disant, le don des miracles ; en un mot, le vrai continuateur de la
tradition que tant d'hommes célèbres ont illustrée par leur piété et leur
savoir soufi, derouich, marabout.
Le cheikh ne reconnaît d'autre puissance, au-dessus de la sienne, que celle de Dieu et de Mahomet ; ne s'inspire d'autres pensées que de celles que lui suggèrerait Dieu lui-même ou son initiateur tout puissant assis, dans l'autre monde (l'initiateur est l'ancien chef mort...), à côté du trône souverain et imbu des sentiments de l'Être suprême. Tel est au sens mystique du mot, le cheikh ainsi que le conçoivent les croyants soufis, adeptes ou serviteurs de la confrérie placée sous son patronage.
Le calife
Au deuxième rang se trouve le calife (khalifa)
ou lieutenant du cheikh son coadjuteur dans les pays éloignés, investi d'une
partie de ses pouvoirs, son délégué auprès des fidèles. On le désigne parfois
sous le nom de naïb, intérimaire, mais alors, le naïb, comme son
nom l'indique, exerce tous les pouvoirs du khalifa sans être
officiellement investi de ce titre.
Moqaddem
Au-dessous du khalifa est placé le moqaddem (prepositus,
pl. moqaddim), sorte de vicaire cantonal,
exécuteur fidèle des instructions que le cheikh lui donne, oralement ou par des
lettres missives, son délégué auprès du vulgaire, le vrai propagateur des
doctrines de la tariqa, l'âme de la
confrérie, tantôt missionnaire, tantôt directeur d'un couvent, professeur
(a'lem) lettré ou ignorant, il est l'initiateur du commun qui sollicite son
appui.
Il remplit, en cela, le rôle du daï des ismaélites, a les mêmes attributions, les mêmes droits et les mêmes devoirs. Le moqaddem non encore titularisé porte, comme le khalifa, le titre de naïb (intérimaire) (vicarius alterius, pl. nouèb).
Les moqaddim ont généralement des agents spéciaux, sortes d'émissaires montés (rakeb, au pl. rokkab), spécialement chargés de prévenir les adeptes du jour de l'arrivée du maître, de donner connaissance aux frères assemblés des instructions, écrites ou verbales, que le moqqadem leur fait parvenir de temps à autre, et d'assurer les relations des adeptes avec le chef de l'ordre. Dans certaines confréries (Rahmaniya, Taïbiya, Hansaliya), ces auxiliaires portent le nom de chaouch.
Les khouans et
autres adeptes
Enfin, vient, au dernier échelon de la hiérarchie, la masse des
adeptes qui sont différemment qualifiés, suivant les confréries auxquelles ils
appartiennent : leur nom générique est khouan (frères),
dans l'Afrique septentrionale, et derouich en Orient ;
mais, en réalité, ces qualifications, qui rappellent sans cesse à l'affilié le
lien intime qui l'attache à ses coreligionnaires alimentés à la même source
divine, la tariqa, ne sont employées la première, que dans les ordres dérivés
des khelouatiya, particulièrement dans celui des Rahmaniya, et la seconde dans
ceux issus des doctrines chadéliennes, principalement dans celui deDerkaoua
Les Qadiriyas et leurs dérivés ont conservé le nom illustre de adjir (locataire). Les Tidjaniyas appellent leurs adeptes as'hab(compagnons) et les confréries locales (Cheikhiya, Ammariya, Sellamiya ou Soulamiya, Boualiya), ayant, généralement, unmarabout comme patron, les nomment Khoddam (serviteurs). Les adeptes des confréries sont parfois désignés, par les autres musulmans et par leurs supérieurs eux-mêmes, sous le nom « d'as'hab » les compagnons, les amis ; souvent aussi ils complètent cette désignation en disant As'hab-el-fetoua, compagnons de la décision ; As'hab-el-bissat, compagnons du tapis ou de la natte (servant à la prière) ; As'hab-et-Tariqa, compagnons de la voie ; As'hab-ech-Chebd compagnons du zèle, du lien à la même foi As'hab-el-ied, compagnons de la main. Ils disent aussi, pour l'ensemble de l'ordre, Ahl-el-Tariqa, les gens de la voie, etc.
Les faveurs célestes auxquelles aspirent les adeptes d'une confrérie, à quelque degré de la hiérarchie qu'ils appartiennent, ne sont pas exclusivement réservées aux hommes : les femmes bénéficient aussi des mânes bienfaisantes que répandent le cheikh fondateur et ses disciples ; comme conséquence, elles obtiennent leur affiliation à l'Ordre de leur rêve et parviennent même jusqu'au grade de moqaddem, féminin, moqaddemat. On les désigne sous le nom générique de khaouniat oukhouatat, féminin pluriel de Khouan.
La communauté soufie ( [rābita]) se regroupe dans un (ribat) parfois fortifié. Au Maghreb, ces communautés se sont développées dans le cadre urbain sous la forme des zaouïas. Les membres de ces confréries se font parfois appelermarabouts ( [murābit]).
Histoire
Au Maghreb, au sens historique,
une zaouïa fut plus qu'une simple confrérie recrutant des adeptes. Les zaouïas,
qui connurent au Maghreb une naissance et une propagation avec des adaptations
de culte populaire entre le xie et
lexiiie siècle,
vont se faire, pour la plupart d'entre elles, promotrices de la vie sociale.
Surtout dans les espaces ou la pensée régionaliste est forte, c'est-à-dire,
sensiblement en Algérie et Tunisie et fortement
au Maroc.Au Maroc, tout comme en Algérie et Tunisie, les zaouïas vont commencer à préparer, façonner la société marocaine. Déjà, vers la fin de l'ère almohade, au moment où le Maroc passait une phase de dislocation féodale, où l'idée du chérifisme montait en force dans les villes ayant un prestige par son enseignement religieux (tel que Fès, Marrakech, etc.).
Où le particularisme religieux fut fortement imprégné du malékisme mélangé à un passé kharijito-chiite révolu, les zaouïas donneront leurs définitions dans leurs buts et leurs champs d'action. Par ce particularisme, les zaouïas redéfinissent un islam aux besoins populaires. On observe, le même phénomène dans tout le Maghreb, d'autant plus que plusieurs zaouïas sont trans-maghrébines (exemple: Qadiriya, Chadhiliyya...)
Ainsi, on assiste aux cultes des saints, aux fêtes liées à un événement relatif au bonheur populaire, prenons l'exemple dumoussem. Les zaouïas vont représenter au Maghreb et plus précisément au Maroc, une force propre aux volontés populaires. Ce seront eux qui canaliseront le combat, le jihad populaire au xvie siècle, lorsque les Espagnols et les Portugais prendront des places côtières (Badis, Azemmour, etc.), ce seront eux qui vont faire barrière forte, pour garder la mainmise sur le pays, lorsque le sultan alaouite, Moulay Slimane, tenta d'implanter le wahhabisme dans les années 1790.
Mais le désavantage principal de cette attitude réside dans le fait que les zaouïas doivent trouver une certaine crédibilité via le chérifisme et donc se procurer une ascendance noble. Et par conséquent elle représentait, en plus d'une force populaire, un obstacle à tout contact avec l'extérieur, pensons à la période où le Maroc fut isolé de la scène internationale entre les années 1750 - 1850.
Pendant la colonisation française de l'Algérie, la plupart des résistances sont portées par les confréries religieuses (Révolte des Mokrani 1871). Par la suite, l'autorité coloniale a annexé les biens habous au domaine public privant ainsi les zaouïas d'auto-financement. Aussi, les marabouts ont été instrumentalisés pour servir la politique coloniale. Et paradoxalement, en retrouve les Oulémas qui demandent l'application de la lois de 1901 portant sur la laïcité en France afin de dénoncé cette instrumentalisation. Ces mêmes oulémas combattront aussi, dans une volonté réformiste, les pratiques jugées archaïques et incompatibles avec l'islam.
La colonisation française et anglaise a quelque peu abîmé certaines zaouïas et influencé d'une manière profonde la continuation de rites et cérémonies. En Algérie, des phénomènes tels que la conquête française, les soulèvements d'Algériens contre l'occupant, la guerre d'indépendance et ensuite la guerre civile des années 1990 ont énormément éprouvé ces rites.
Actuellement, les zaouïas n'ont plus qu'un rôle essentiellement folklorique, dans différentes occasions, fêtes, mariages, etc. Cependant on retrouve toujours ici et là le culte des saints.
Organisation
des confréries au sein des zaouïas
Cheikh
Au sommet de la hiérarchie est placé le cheikh,
directeur spirituel et temporel de l'ordre, homme omnipotent et omniscient, il
est considéré comme le dépositaire de la Connaissance (ma'rifat) du Dieu
clément et miséricordieux, tout comme sa personne véhicule le flux bénéfique de
la sainteté (la baraka); ceci en fait tout
naturellement, en tant "qu'héritier des Prophètes", une
"porte" permettant d'accéder au Divin. C'est l'homme qui aurait une
connaissance parfaite de la loi divine, qui serait arrivé au degré de
perfection dans l'art de connaître les infirmités et les maux dont les âmes
sont affligées, les remèdes propres à les guider dans la voie de Dieu. C'est un
véritable pontife, héritier ou fondateur de l'enseignement spécial à la tariqa, le seul qui en
possèderait tous les secrets, qu'Allah aurait honoré de tous les titres divins (ouali, soufi, kotob, ghout, etc.). Personnage magnanime,
austère, synthétisant toutes les vertus, toutes les sciences, ayant,
soi-disant, le don des miracles ; en un mot, le vrai continuateur de la
tradition que tant d'hommes célèbres ont illustrée par leur piété et leur
savoir soufi, derouich, marabout.Le cheikh ne reconnaît d'autre puissance, au-dessus de la sienne, que celle de Dieu et de Mahomet ; ne s'inspire d'autres pensées que de celles que lui suggèrerait Dieu lui-même ou son initiateur tout puissant assis, dans l'autre monde (l'initiateur est l'ancien chef mort...), à côté du trône souverain et imbu des sentiments de l'Être suprême. Tel est au sens mystique du mot, le cheikh ainsi que le conçoivent les croyants soufis, adeptes ou serviteurs de la confrérie placée sous son patronage.
Le calife
Au deuxième rang se trouve le calife (khalifa)
ou lieutenant du cheikh son coadjuteur dans les pays éloignés, investi d'une
partie de ses pouvoirs, son délégué auprès des fidèles. On le désigne parfois
sous le nom de naïb, intérimaire, mais alors, le naïb, comme son
nom l'indique, exerce tous les pouvoirs du khalifa sans être
officiellement investi de ce titre.
Moqaddem
Au-dessous du khalifa est placé le moqaddem (prepositus,
pl. moqaddim), sorte de vicaire cantonal,
exécuteur fidèle des instructions que le cheikh lui donne, oralement ou par des
lettres missives, son délégué auprès du vulgaire, le vrai propagateur des
doctrines de la tariqa, l'âme de la
confrérie, tantôt missionnaire, tantôt directeur d'un couvent, professeur
(a'lem) lettré ou ignorant, il est l'initiateur du commun qui sollicite son
appui.Il remplit, en cela, le rôle du daï des ismaélites, a les mêmes attributions, les mêmes droits et les mêmes devoirs. Le moqaddem non encore titularisé porte, comme le khalifa, le titre de naïb (intérimaire) (vicarius alterius, pl. nouèb).
Les moqaddim ont généralement des agents spéciaux, sortes d'émissaires montés (rakeb, au pl. rokkab), spécialement chargés de prévenir les adeptes du jour de l'arrivée du maître, de donner connaissance aux frères assemblés des instructions, écrites ou verbales, que le moqqadem leur fait parvenir de temps à autre, et d'assurer les relations des adeptes avec le chef de l'ordre. Dans certaines confréries (Rahmaniya, Taïbiya, Hansaliya), ces auxiliaires portent le nom de chaouch.
Les khouans et
autres adeptes
Enfin, vient, au dernier échelon de la hiérarchie, la masse des
adeptes qui sont différemment qualifiés, suivant les confréries auxquelles ils
appartiennent : leur nom générique est khouan (frères),
dans l'Afrique septentrionale, et derouich en Orient ;
mais, en réalité, ces qualifications, qui rappellent sans cesse à l'affilié le
lien intime qui l'attache à ses coreligionnaires alimentés à la même source
divine, la tariqa, ne sont employées la première, que dans les ordres dérivés
des khelouatiya, particulièrement dans celui des Rahmaniya, et la seconde dans
ceux issus des doctrines chadéliennes, principalement dans celui deDerkaouaLes Qadiriyas et leurs dérivés ont conservé le nom illustre de adjir (locataire). Les Tidjaniyas appellent leurs adeptes as'hab(compagnons) et les confréries locales (Cheikhiya, Ammariya, Sellamiya ou Soulamiya, Boualiya), ayant, généralement, unmarabout comme patron, les nomment Khoddam (serviteurs). Les adeptes des confréries sont parfois désignés, par les autres musulmans et par leurs supérieurs eux-mêmes, sous le nom « d'as'hab » les compagnons, les amis ; souvent aussi ils complètent cette désignation en disant As'hab-el-fetoua, compagnons de la décision ; As'hab-el-bissat, compagnons du tapis ou de la natte (servant à la prière) ; As'hab-et-Tariqa, compagnons de la voie ; As'hab-ech-Chebd compagnons du zèle, du lien à la même foi As'hab-el-ied, compagnons de la main. Ils disent aussi, pour l'ensemble de l'ordre, Ahl-el-Tariqa, les gens de la voie, etc.
Les faveurs célestes auxquelles aspirent les adeptes d'une confrérie, à quelque degré de la hiérarchie qu'ils appartiennent, ne sont pas exclusivement réservées aux hommes : les femmes bénéficient aussi des mânes bienfaisantes que répandent le cheikh fondateur et ses disciples ; comme conséquence, elles obtiennent leur affiliation à l'Ordre de leur rêve et parviennent même jusqu'au grade de moqaddem, féminin, moqaddemat. On les désigne sous le nom générique de khaouniat oukhouatat, féminin pluriel de Khouan.

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